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Antje Van Wichelen est une artiste plasticienne basée à Bruxelles qui apprécie particulièrement les collaborations communautaires. Elle est membre de LABO BxL et du collectif Troubled Archives, soutenu par nadine vzw.
Au cours des dix-huit derniers mois, elle a été artiste en résidence chez « Brussels belongs to us » (BNA-BBOT) et a présenté ses œuvres au Beursschouwburg, au Brass et à Bozar, dans le cadre d’une collaboration avec « Les Invisibles », une chorale composée de femmes sans papiers, ainsi qu’avec la soprano Claron Mc Fadden et des militant·es bruxellois·es. En 2027, elle participera à une exposition à Kanal avec Troubled Archives. Ses expositions précédentes ont eu lieu au Nova Cinema (2023), à la Biennale de Dakar (2022), à la Fondazione Re Rebaudengo (2020) et au musée Rautenstrauch-Joest (2019).
Son principal support est le film expérimental en 16 mm, à travers lequel elle explore des solutions écologiques et des collaborations tenant compte des conditions locales — par exemple, en développant des pellicules dans les eaux toxiques de Lubumbashi. Elle présente généralement ces expériences cinématographiques sous la forme d’installations basées sur des collaborations qui invitent le public à participer activement.
Au cours des quinze dernières années, la recherche artistique d’Antje Van Wichelen s’est principalement concentrée sur la représentation des êtres humains colonisés. Elle cherche à traduire cette recherche en une œuvre artistique qui ouvre un questionnement positif et tourné vers l’avenir, intégrant des idées spéculatives.
C’est dans ce contexte qu’elle a été invitée en 2019 par le cinéaste congolais Fundi Mwamba Gustave à collaborer au projet UBATIZO (Le Baptême).
Né à Lubumbashi, Gustave Fundi Mwamba, dit FM, est un cinéaste, artiste visuel et opérateur culturel congolais dont le travail explore le cinéma de genre (horreur, science-fiction, fantastique), les arts plastiques et la mémoire industrielle. Il débute par le théâtre et le mannequinat avant d’intégrer le collectif VICANOS Club en 2009 et de réaliser son premier court-métrage, Mampocha, en 2010. Formé à la Halle de l’Étoile et diplômé à l’Université de Lubumbashi (UNILU), il cofonde en 2012 la structure O2 Studios avec Glodie Mubikay.
Sa rencontre en 2016 avec l’artiste belge Lucile Desamory aboutit au long-métrage expérimental Télé-Réalité, sélectionné en première mondiale à la Berlinale (Forum Expanded) en 2020.
Son travail plastique prend une ampleur internationale grâce au projet UBATIZO, réécriture viscérale d’une œuvre initiée en 2015 avec des étudiants de l’UNILU et poursuivie lors de l’atelier « De/Recomposer le regard colonial » en 2018. Initiée en 2019 à Lubumbashi avec l’artiste belge Antje Van Wichelen, cette collaboration s’approfondit aux Ateliers Picha (2021) puis à la Biennale de Lubumbashi (2022). Mariant numérique, pellicule 16mm, archives et infrarouge, ce court-métrage d’horreur expérimental est présenté à la Kochi-Muziris Biennale (Inde) et à la Kunsthalle Mainz (Allemagne), avant son tournage final co-réalisé avec Antje Van Wichelen et co-produit par Twenty Nine Studio & Production et ErickeyLan Global.
Acteur central de la scène culturelle locale, il dirige depuis 2022 le Centre d’Art Biasasa à Katuba. Il fonde également le Paradox Film Festival et son volet formation, le Paradox Film Lab, première plateforme en RDC dédiée au cinéma de genre et aux arts numériques. Il développe actuellement le thriller fantastique NKISHI avec Lucile Desamory et Glodie Mubikay, ainsi que le projet art-science-société NJIA YA KATUBA.
