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TO EAT TERRE OU TERRE IKO NA TO EAT ?

TO EAT TERRE OU TERRE IKO NA TO EAT?  part d’un phénomène que Ghislain El Magambo Bin Ali Guldai observe depuis longtemps et qui ronge les quartiers, les villes, les provinces et le pays tout entier. Dans ses travaux antérieurs, il met en relation les problématiques environnementales, les constructions anarchiques et l’exploitation minière. La République démocratique du Congo, souvent présentée comme le pays des minerais stratégiques de demain et comme un « scandale géologique », est confrontée à de nombreux problèmes liés à l’exploitation de ses ressources. Sa population devient victime de son propre « repas » : cette terre que l’on veut tous « manger », mais qui ne rassasie pas tout le monde et qui, au contraire, « mange » peu à peu sa population, l’exterminant à petit feu. L’exploitation minière entraîne une déforestation massive, la création de trous béants et de terrils, ainsi que la pollution de l’eau, avec des rivières qui changent de couleur et des sols acides. Elle génère également des poussières et de la pollution atmosphérique, responsables de maladies respiratoires dans les quartiers proches des industries, ainsi que des déchets miniers non traités rejetés dans la nature. Autour des mines, les constructions anarchiques aggravent encore la situation. Des maisons sont construites à moins de 50 mètres des carrières, dans des zones à risque d’éboulement, sans lotissement, sans caniveaux ni accès à l’eau potable. Des quartiers entiers se développent sans autorisation, attirés par l’espoir d’un emploi dans les mines. Lorsque la mine ferme, le quartier devient un bidonville pollué. Un cercle vicieux se met alors en place : mine → arrivée massive de population → constructions sans plan → plus de pollution → conflits fonciers → dégradation totale. À travers Mangeons la terre, Ghislain El Magambo Bin Ali Gulda pose la  question suivante à la population congolaise : que devons-nous faire pour ne pas être victimes de cette situation ?

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